• 07Juin2007

    La Tribune – par Florence PINAUD

    Avec un chantier à La Réunion, Constructions Saint-Eloi confirme son expertise sur le créneau du métallo-textile. La PME tire parti de l’engouement actuel des architectes pour l’acier.

    Bonne nouvelle : le secteur de la charpente métallique française se porte bien. Il s’est même enrichi d’un nouveau procédé de plus en plus prisé , le métallo-textile.Cette structure de toile PVC  directement soudée à la charpente qui la soutient représente désormais 20% du chiffre d’affaires de Constructions Saint-Eloi. Dernièrement, la PME basée en banlieue toulousaine a équipé de ce procédé une école de La Réunion. La structure a passé avec succès un test de résistance grandeur nature lors du passage du cyclone Gamède sur l’île en début d’année.

    Lignes légères
    Créée en 1969, l’entreprise artisanale de Michel Burtey a choisi d’investir sur cette technique dans les années 90. Spécialiste de charpentes métalliques d’architectes, la PME souhaitait coller aux évolutions du métier. « C’est une technique destinée à de belles architectures, précise Michel Burtey, PDG de la société. Le peu de pylônes de portée qui soutiennent ces charpentes tridimensionnelles  permettent des lignes bien plus légères qu’avec des structures en béton ou en pierre. Reste que la couverture en métallo-tissu ne remplacera jamais la tuile. Elle n’isole pas du chaud ou du froid seulement de la pluie et su soleil. « 

    Très utilisé dans les constructions de péages autoroutiers, de couverture de parkings ou de places publiques, le métallo-textile concerne seulement 0.2 % des bâtiments en France. Il peine à sortir des ouvrages de travaux publics, malgré sa cote auprès des architectes. Pour des stades, des musées ou des équipement scolaires, ces derniers donnent souvent la vedette à l’acier.  « Il permet des réalisations innovantes, affirme Michel Burtey. Il allie solidité et souplesse des lignes. Quand un architecte veut de l’originalité, il construit en acier plutôt qu’en pierre ou en béton. » Ces quinze dernières années, la métallerie de Saint-Eloi a fait ses preuves. En plus du métallo-textile et des charpentes tridimensionnelles, elle a aussi investi dans les murs de verre. Du coup, elle s’est positionnée sur des marchés de grande ampleur. Parmi ses références, la Cité de l’espace de Toulouse, les arène d’Arzacq-Arraziguet (Pyrénées-Atlantiques), l’aéroport ou le lycée Saint-Exupéry à Blagnac (Haute-Garonne) contribuent à sa renommée.

    L’entreprise travaille aussi pour des industriels avec le bâtiment de Sanofi-Aventis, à Montpellier. Formé par le compagnonnage de métallerie, Michel Burtey a su faire passer sa PME dans l’univers High-tech de l’architecture métallique. Aujourd’hui son entreprise dispose d’un atelier de fabrication de 3.000 m² et emploie 48 salariés. Elle sous-traite rarement, assurant autant que possible l’ensemble des tâches jusqu’à réception des travaux. Son chiffre d’affaires de 7.2 millions d’euros en 2006 devrait progresser d’environ 15% cette année avec quelques chantiers phares, comme la nouvelle école de cirque toulousaine, Le Lido.

    Crise de vocation dans la métallerie

    En métallerie comme dans tous les métiers du bâtiment, le recrutement est difficile. Pour y remédier, Constructions saint-Eloi déniche elles-même ses apprentis. Avec quatre jeunes en alternance chaque année, elle remplace les départs à la retraite. « Chaque année en mai, je mettais un panneau indiquant que nous recrutions des apprentis devant l’entreprise, explique le PDG. Depuis deux ans, les candidats arrivent avant que je sorte mon panneau. » Aujourd’hui, 30 % des salariés à l’atelier ou au bureau d’étude ont été formés dans l’entreprise.

     


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